dimanche 28 septembre 2008

Una otra historia


J'ai regarni mon sac à dos, refait la liste les choses que j'avais oublié d'emporter, changé de brosse à dents.
A peine ai je eu le temps de faire mes adieux que me revoilà propulsée dans ce pays qui contraste tant avec l'empire dirigé par la main de fer communiste.

Ici, les femmes de Volver déboulent à chaque coin de rue. Fortes, masculines et rock'n'roll, leur détermination se mesure à l'épaisseur du trait d'eye liner qui dégouline de leurs paupières.
La nuit tombée, tout Bilbao se presse dans les rues piétonnes à peine éclairées. La populace déborde des bars qui alignent des pintxos tout aussi alléchants et suitants les uns que les autres.

La jeunesse fougueuse qui atteint fébrilement la majorité envahit une rue et offre un spectacle de pure débauche, quand à deux pas, leurs parents empêchent le temps de s'écouler en empoignant une cerveza.
Des trottinettes insouciantes virevoltent encore autour de nous. Je ne sais pas trop si c'est ainsi que s'établit le dialogue entre les générations, mais toujours est il que ça grouille, ça tambourine et ça vit.

Une petite brise d'air frais est venue effleurer mon cou. C'est fou ce qu'elle m'a fait du bien.

mardi 2 septembre 2008

Va, vis et deviens

A partir de quand es-tu devenue une adulte?
Lorsque tu as appris a dire non? A résister, la tête haute, à la pression familiale qui voulait couler ton image dans un moule qui ne te correspondait pas?
Ou à partir du moment ou tu as décidé, seule, du goût que tu voulais donner à ta vie?
Du haut de tes 22 ans, tu te rends compte du chemin que tu as parcouru quand d'autres sont a l'orée de ce combat. Il te reste encore bien des leçons à tirer, d'autres échecs à surmonter, mais tu sais dorénavant que plus rien ne te fera reculer devant tes convictions, que tu te battras toujours pour ce qui vaut la peine d'être dit, vécu.

Révoltée, moi? Non, jamais

samedi 31 mai 2008

C'est arrivé près de chez vous

Dongguan, c'est tout près de Canton. J'ai même une camarade mongolienne qui s'y rend tous les week-end pour rendre visite à ses potes. Et bien, voilà entre autres, ce qui peut s'y passer:
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=86162

Un trafic d'êtres humains qui est d'autant plus affligeant qu'il concerne des enfants qui sont envoyés du Sichuan vers le Guangdong, à des milliers de kilomètres de leur foyer.
Le pire dans tout ça, c'est que les parents eux-mêmes sont amenés a se réjouir que leur progéniture puissent leur apporter une source de revenus. Les contremaitres trouvent ainsi un argument de taille: "au moins, les enfants sont utiles et s'ils n'étaient pas là, leur famille serait au fond du gouffre."

Mais je me pose encore cette question: dans un pays où l'enfant est roi, comment ce genre de choses peut-il arriver?

La politique de l'enfant unique a conduit toute une génération de Chinois à être gâtés et pourris jusqu'à la moëlle. Épicentre des espoirs de leurs parents, ils jouissent d'une liberté absolue (de leur point de vue du moins) et profitent sans vergogne du confort matériel qui avait manqué a leurs aïeux.
Est-ce donc l'écart de richesses qui s'amplifie de plus en plus? Ou une société en proie au manque de repères et qui ne sait plus où aller? La logique du chacun pour soi n‘a jamais pris autant de sens qu'ici à mes yeux. Puisqu'il faut l'utiliser, oui c'est bien de l'individualisme forcené que j'observe ici, quel qu'en soit le prix à payer.

Je savais la Chine pleine de contradictions, mais finalement tout ceci a peut-être sa cohérence.

La Métamorphose part 2

C'est finalement pas si mal que je rentre à Canton dans un mois. En effet, je me fais progressivement happer par mon environnement, la sinisation est en marche, diaporama:
- Je ne fais plus de grimaces lorsque l'on me sert du thé, aussi âcre et amer soit-il.
- En de rares occasions, je fais la sieste en début d'après midi à la bibliothèque du campus, chose que je m'étais toujours refusée de faire. Ce n'est plus très grave que n'importe qui puisse me voir dormir la bouche ouverte, la bave dégoulinante qui va-et-vient au rythme de mes ronflements harmonieux.
- J'arrive à aller aux toilettes sans faire la gueule en sortant, même si je continue de retenir ma respiration en rentrant. Et moi, je tire la chasse d'eau.
- Au cours d'un repas, je laisse mes déchets sur la table mais je ne les crache toujours pas et je ne les jette pas encore par terre. Pas de ma faute si 80% d'un plat de viande sont constitués d'os.
- Je peux m'habiller en princesse juste pour aller manger un bol de nouilles sans que je ne dérange personne puisqu'ici, c'est Barbieland. Des répliques de Paris Hilton a la Lucy Liu déambulent dans les shopping mall pour aller s'acheter... Une paire de chaussettes.



- Je raffole de desserts qui, à première vue, ne m'attiraient pas trop voire me répugnaient. Comme par exemple, le 汤圆, ou de petites boules délicieusement gélatineuses a l'intérieur desquelles se déverse une pâte de sésame noir parfumée.
- J'ai acheté des trucs inutiles et ultra kitsch, genre un aspirateur manuel hello kitty rose bonbon qui se branche a mon port usb pour retirer les poussières logées dans mon macbook :-D Je vois déjà vos foudres s'abattre sur moi...

jeudi 22 mai 2008

Quand le desastre naturel laisse place a la "catastophe artificielle"...

Tandis que la Chine pleure pompeusement ses morts, il ne faudrait pas oublier qu'a quelques jours d'intervalle, le cyclone Nargis a dévasté Myanmar. A la merci d'un dictateur a la dérive, la junte birmane bloque l'aide internationale, laissant son peuple crever.
A l'heure actuelle, on ne compte pas moins de 130 000 morts, quand 2,5 millions de rescapés pratiquement sans abri peuvent toujours attendre qu'on les aide.
Ironie du sort: le Mistral, bâtiment français "de commandement et de projection", venu d'Inde avec 1 000 tonnes de fret humanitaire à son bord, attend depuis vendredi à la limite des eaux territoriales birmanes une autorisation d'approcher.

vendredi 16 mai 2008

Mon Dieu

Je sais, c'est nul de faire dans le larmoyant, mais je ne peux pas m'empêcher d'être révoltée par ce qui s'est passé dans le Sichuan. Tant de victimes, et moi je ne peux rien faire à part donner mon sang.

Au passage, anecdote troublante et flippante:
25/01, tempête de neige par(ciel)
14/03, émeute à Lhassa par(peuple)
12/05 séisme par(terre) à 88j de JO

1+2+5=08
3+1+4=08
5+1+2=08

08/08/08 l’ouverture des JO

dimanche 4 mai 2008

It's a new day

Ces personnes que tu rencontres de manière la plus fortuite qui soit, se rendent-elles compte de l'influence qu'elles ont sur ta vie?

Hier soir, assis sur un banc en face de la rivière des perles, vous discutiez de votre passe protéiforme et des couleurs de l'avenir en regardant défiler sous vos yeux des bateaux kitsch aux couleurs criardes absolument pas coordonnees. Vous parliez philosophie tandis qu'autour de vous gravitait les mille et une âmes de Canton qui se fichaient bien de vos préoccupations bien occidentales.
Un peu plus tôt, une autre personne avait change tes a priori sur les mœurs chinoises et était parvenue a rouvrir une brèche que tu avais soigneusement renfermée et que tu suivais du coin de l'œil.
Si ces personnes se frayent un chemin dans ces parties sombres de toi, est-ce a ton insu ou les laisses-tu faire intentionnellement?

Toujours est-il que l'appréhension de ta personnalité fait son chemin, ou du moins un semblant d'approche.